Comment j’ai évité les 3 pires galères du rédacteur en voyage

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Être nomade et travailler sans ennuis techniques, c’est possible !

Le rêve de nombreux rédacteurs web qui exercent en freelance est le même : profiter de cette grande opportunité d’avoir un travail en ligne pour partir à l’étranger. Après deux voyages de 7 mois en Amérique latine, je me suis rendu compte que travailler tout en étant nomade apporte aussi son lot de galères et de soucis techniques pas toujours faciles à gérer. Voici mes astuces de vagabonde connectée pour garder l’esprit léger.

Stop aux pannes matérielles : devenez un rédacteur 100 % web

 

Alors que j’étais encore étudiante, mon ordinateur a failli me lâcher deux semaines avant le rendu de mon mémoire de philosophie… Finalement, plus de peur que de mal, il a redémarré de lui-même après un petit dépoussiérage. Mais la rédactrice web que je suis devenue ensuite était avertie, et lorsque je suis partie en voyage pour la première fois, je transportais fièrement tout mon travail sur une clé USB. Pratique, pensais-je alors, je peux même travailler sur d’autres PC en un clin d’œil. Grande erreur ! Lorsque ladite clé USB s’est littéralement cassée en deux, je me suis retrouvée avec seulement la dernière sauvegarde effectuée sur mon ordinateur, qui n’était pas si fraîche que ça.

Vous voulez devenir un nomade numérique ? Alors ne soyez plus esclave des ennuis techniques : changez radicalement votre vision des choses et dématérialisez réellement votre activité. Votre ordinateur portable fait partie de ces choses matérielles soumises aux accidents, vols et autres aléas de la vie nomade. Essayez de dépendre de lui le moins possible !

Tout d’abord, n’ayez aucun fichier important dans votre disque dur, ni même dans une clé USB : misez plutôt sur le cloud ! Pour sauvegarder vos travaux, utilisez Dropbox, Box ou Google Drive par exemple. Si vous avez des collaborateurs, partager vos dossiers avec eux rendra même vos tâches plus faciles à gérer.

Pour pouvoir travailler à distance, pensez également à utiliser un outil de facturation en ligne. Pratique, vous aurez aussi vos comptes à portée de main. Il en existe une multitude, gratuits (Facture.net, MyAE ou Henrri) ou bien payants (Sage ou Sellsy), selon vos besoins de fonctions extras.

Sauf si vous êtes également graphiste ou photographe, des outils en ligne comme Canva peuvent suffire à illustrer vos publications ou créer un post Instagram. L’idée principale, c’est d’apprendre à travailler autrement pour faire exactement la même chose que depuis votre PC personnel, même en utilisant le premier ordinateur venu d’un cybercafé à deux heures de route de Kuala Lumpur.

 

Rédacteurs en voyage, conservez une bonne communication avec vos clients

 

Si jusque là vous travailliez depuis un point fixe, commencez à informer vos clients avec tact de votre nouvelle vie de nomade digital. L’information peut éventuellement refroidir les quelques clients qui tiennent à vous rencontrer en chair et en os, mais la majorité d’entre eux ne devrait pas sourciller. Il existe des solutions alternatives à tous les moyens de communication classiques. Bien sûr, la majorité des échanges entre un freelance et son client s’effectue souvent par e-mail, ce qui ne pose aucun problème.

Personnellement, j’essaie d’habituer mes clients dès le début de notre collaboration au fait que nous n’aurons pas de communication téléphonique, même si je suis en France ! Ainsi, lorsque je pars en voyage, ils ne voient pas de différence avec notre routine de travail habituelle. Lorsque vous partagez votre temps entre visites touristiques et travail à distance, il n’y a rien de pire que de recevoir un appel professionnel au mauvais moment – surtout si vous êtes de ceux qui ont du mal à faire des pauses !

Quelques-uns insistent pour vous appeler au téléphone malgré vos 10 h de décalage horaire ? Familiarisez-les avec WhatsApp ! Si cette application a encore aujourd’hui du mal à remplacer les SMS en France, elle s’est largement imposée partout dans le monde. Grâce à WhatsApp, laissez à vos clients des messages vocaux : ils peuvent les écouter tranquillement pendant leurs heures de bureau, et vous répondre alors que vous dormez. Bonus : passez par l’application pour effectuer vos appels téléphoniques, elle est beaucoup plus légère que Skype en cas de WiFi capricieux.

 

Esquivez les galères financières pendant le voyage

Avant de partir sur les routes, mettez toutes les chances de votre côté pour éviter les problèmes de gestion d’argent. J’ai fait l’erreur de partir une fois au long cours avec une seule carte bleue classique, et je ne vous conseille pas d’en faire autant ! Cela peut vite devenir un problème si on vous la vole, ou si, comme moi, vous oubliez de la récupérer dans le distributeur de billets. Eh oui, à l’étranger, beaucoup de DAB vous donnent votre argent AVANT de rendre votre carte alors qu’en bon petit français, vous avez l’habitude du contraire…

Même sans imaginer le pire, la première plaie du technomade, ce sont les frais bancaires. Ils vous obligent à retirer des sommes importantes et à prendre des risques inutiles lorsque vous vous promenez avec une liasse de billets dans la poche. Pourtant, même en cas d’expatriation, ouvrir un compte là où vous vivez n’est pas forcément la solution idéale, surtout si vos clients, eux, restent en France.

C’est pourquoi je vous conseille fortement d’ouvrir un compte secondaire, et d’obtenir une carte vous garantissant des frais proches de zéro à l’étranger. Entièrement en ligne, ces solutions sont gérables depuis leur application mobile dédiée. Voici mes deux alternatives préférées pour parcourir le monde sans compter :

 

1re solution bancaire : N26

Il y a un an à peine, la banque allemande favorite des freelancers, N26, était la solution idéale. Aujourd’hui, elle n’est plus tout à fait gratuite, mais reste une excellente alternative à votre compte classique.

Ses avantages :

  • N26 est une vraie banque ! Vous pouvez donc en faire votre compte pro de micro-entrepreneur par exemple (même s’il est allemand, vous pouvez recevoir des virements SEPA).
  • Les retraits en euros sont gratuits.
  • Tous les paiements réalisés avec la carte (une MasterCard) sont 100 % gratuits.
  • Possibilité de synchroniser vos compte et carte N26 avec PayPal.

Ses points négatifs : 

  • Pour les retraits en devises étrangères, les frais correspondent à 1,7 % du montant retiré.
  • 5 retraits mensuels maximum
  • Carte en version premium payante (N26 Black)

 

2e solution bancaire : Revolut

Revolut est davantage un porte-monnaie en ligne qu’une banque réelle, mais c’est une solution magique.

Ses avantages :

  • Retraits 100 % gratuits, même en devises étrangères (dans la limite de 200 € par
    mois, compter ensuite 2 % de frais par retrait).
  • Paiements réalisés avec la MasterCard, 100 % gratuits.
  • Compte rechargeable directement par carte bancaire (pris en compte instantanément).

Ses moins :

  • Ce n’est pas une vraie banque (impossible d’en faire votre compte d’auto entrepreneur).

 

 

Une dernière astuce pour travailler de façon nomade facilement

Rédacteurs web, pour pallier tous les aléas matériels, équipez-vous d’un petit clavier de voyage ! Il en existe en matières souples, pliables ou enroulables. Vous pourrez ainsi être productif depuis une tablette de secours en cas de problème avec votre ordinateur par exemple. Si vous vous trouvez dans une zone sans WiFi ou que vous souhaitez profiter de l’internet plus rapide d’un cybercafé, votre petit clavier de poche vous permettra également de ne pas lutter avec une disposition des touches QWERTY. De quoi écrire vos plus beaux articles, même à l’autre bout du monde.

 

Vous aussi vous avez connu ces mésaventures de voyage ? Partagez en commentaire vos astuces et outils vitaux pour les nomades digitaux !

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