Rédaction offshore Madagascar : les nouveaux esclavagistes

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redacteur esclave madagascar

Pourquoi tant de Français sont complices de l’esclavagisme malgache ?

Ah, combien de fois avons-nous eu cette question de la part de nos clients : « Vous ne sous-traitez pas à Madagascar, j’espère ? » Non, bien sûr, nous ne sous-traitons pas hors de la zone euro, et toujours à des freelances de langue maternelle française. D’où notre « Made in France ».
Et combien de fois cela a-t-il engendré une discussion étrange où l’interlocuteur, se sentant complice, nous confie son idée de cette population pauvre du globe qui ne sait pas écrire un texte convenable à 3 €. Je ne juge personne, car chacun a sa vision des choses, mais je brûle de vous donner notre point de vue sur la question, et elle commence ainsi :
Les rédacteurs malgaches sont nos amis. Nous faisons le même métier. Nous les comprenons. Et nous sommes vraiment tristes de ce qui leur arrive…

Les nouveaux esclavagistes ont trouvé leur terrain d’exploitation : Mada

En tant que directeur de SEOmantique, chef d’équipe d’une rédaction premium, je reçois des courriers de proposition de sous-traitance à Mada assez régulièrement. Ainsi, Anthony m’écrit à propos de son agence Wholesaler, basée sur l’île Rouge :

« Pourquoi les agences travaillent avec nous ?
– Vous avez un surplus de projet et un manque d’effectifs pour assurer certaines demandes
– Vous souhaitez augmenter la gamme de vos services pour augmenter votre clientèle
– Certains projets ne vous intéressent pas et vous préférez nous les transmettre
– Nos tarifs sont très avantageux

Nos avantages :
– Paiement uniquement à la livraison
– 98 % de nos clients sont des agences web françaises
– Nous ne divulguons jamais les travaux effectués »

Hormis les fautes, l’incohérence du sujet de ses listes et les répétitions de ce courrier, on voit qu’ils cherchent à récupérer les travaux des agences françaises. Cédric, de la même boîte, quelques mois plus tôt, m’annonçait déjà son argument-choc censé me convaincre : « on peut vous proposer la moitié de ce que vous facturez aux clients ». Je vois, je vois. Ces joyeux spammeurs m’arrosent périodiquement de leur communication agressive, me promettant un repos bien mérité si je leur envoie une petite part de ma pitance…

Et Madagascar multiplie les agences web à « tarifs exceptionnels » et « qualité garantie » depuis quelques années, et de plus en plus d’entreprises, attirées par l’économie substantielle que cela représente pour eux, font appel à ces « boîtes », avec un taux de déception plutôt élevé au final, nécessitant relecture et correction en interne la plupart du temps.

« Il va s’en dire qu’une parfaite maîtrise de la langue écrite (grammaire, orthographe, vocabulaire et syntaxe) sont des compétences primordiales dans ce domaine. », peut-on lire en saignant des yeux sur cette page. Le ton est donné.

Pourquoi le travail n’est-il pas bien fait ? Les textes trop pauvres sémantiquement, les informations souvent imprécises, voire fausses, le français approximatif, les fautes par dizaine… Ils parlent bien français pourtant. Que se passe-t-il sur l’île Rouge ? Et surtout, pourquoi est-ce que cela continue à tourner si fort malgré la mauvaise qualité de rendu ?

Les agences de rédaction offshore malgache sont au cœur d’un conflit tarifaire féroce avec le reste du monde, et surtout entre eux. Dans ce pays en voie de développement, à l’économie dévastée, l’exploitation de l’humain fait rage dès qu’une brèche apparaît :
40 h de travail/semaine déclarées, et le surplus pour terminer leurs textes non payé, avec une moyenne de 3000 mots par jour et un carnet de commandes trop plein, « l’esclavagisme » semble être le mot adéquat.
Le prix ? Pour le client, 1 € les 100 mots. Pour le rédacteur, moins de la moitié. Le salaire moyen par semaine est de 70 € (s’ils ont au moins le SMIC, ce qui ne correspond encore qu’à une minorité parmi les auteurs exploités). Si vous cherchez les sources, je vous recommande cet article écrit par une agence de Madagascar, qui tente de sortir du lot en dénonçant ses collègues, et pourquoi pas, après tout.

Qui sont les nouveaux esclavagistes ? Vous ?

Qu’on soit d’accord : il est normal, dans un pays où le niveau de vie est trois fois plus bas qu’en France, que les tarifs de rédaction soient également plus bas. La sous-traitance offshore, que ce soit la Chine pour nos vêtements, la délocalisation en Europe de l’Est ou l’optimisation fiscale irlandaise, fait partie de notre grand système économique. Et encore une fois, je ne vais pas juger les Malgaches de tenter de prendre du marché. Ce que je regarde, c’est ceux qui les exploitent.
1,5 centime d’euro le mot ? Vous êtes sérieux ? Et la boîte prend une part dessus encore ? Les clients potentiels se frottent les mains. La misère du monde leur facilite la vie, voire remplace leur propre travail. Et l’idée commence à plaire, vu les discussions qu’on trouve sur le web.
Groupon saute le pas et y externalise presque tous ses contenus, et les grands groupes, affamés de SEO, se lancent à sa suite pour économiser des fortunes sur des centaines de milliers de mots. Se salissant au passage par des textes au français douteux publiés en Accueil, mais qu’importe le flacon, tant qu’on a le SEO.

Je m’étonne toujours de trouver, parfois au téléphone lors d’un démarchage, des Français métropolitains aux commandes de ce marché de la sous-traitance low-cost. « Notre équipe à Mada est incroyable ! ». A priori, tout le monde s’est mis d’accord pour laisser les Malgaches en dessous du seuil de pauvreté et d’en tirer parti. C’est méprisable…

Quand je lis sur des forums de mise en contact, suite à une possible faute de frappe sur le tarif d’un rédacteur malgache « C’est plus cher que la rédaction faite des Français vivant en France et payant leurs impôts. À Mada les salaires moyens sont très bas, t’es sûr de ne pas avoir oublié un 0 devant ton 1 ? Ce qui serait le tarif réel de rédaction à Mada. », je ne peux être qu’effaré du manque de conscience de celui qui écrit ça. On ne la lui fait pas : Mada, ce n’est pas 10 cts le mot, mais bien 1 cts. 10 fois moins que le SMIC français. Pourtant, c’est la misère que tu proposes à ce prix. Rien de plus !

On est face à un système qui s’est organisé dans la quête éternelle de diminuer les coûts. Une économie nationale aurait pu en tirer parti et sortir la tête de l’eau, mais cela n’arrange personne dans le monde, à part Madagascar, et encore, la misère l’arrange un peu quand il s’agit de réglementer les investissements étrangers. Quand on voit la place que prend cette production offshore dans l’activité du web francophone, et qu’on sait que leur salaire moyen mensuel est non pas 10 fois, mais 23 fois moins important que la MOYENNE MONDIALE, on se dit qu’on devrait faire mieux que ça. Qu’on peut faire mieux que ça !

Madagascar, est-ce que tous les rédacteurs sont nuls et pas cher ?

Madagascar est un pays de langue francophone, avec ses universités, ses écoles. Libre depuis 1960, installée dans sa quatrième république depuis 2009, c’est une nation jeune et en voie de structuration. Les Malgaches ne sont pas de mauvais rédacteurs, et il n’y a d’ailleurs pas à tirer de conclusion sur l’ensemble d’une population.
Vous trouverez par contre dans le pays, et notamment dans la capitale Tananarive, une multitude de boîtes puantes enfermant des rédacteurs devant leur poste, avec des semaines de travail dépassant les 70 h pour certains. Ce sont eux qui vous font des tarifs exceptionnels et des textes de si basse qualité. Ils sont légion, réjouissez-vous.

D’un autre côté, vous avez de véritables rédacteurs web qui connaissent la valeur de leur travail, comme le montre d’ailleurs la réponse malgache à la faute de frappe à 10 cts précédemment mentionnée dans notre article : « Chère Johan, il ne faut pas tout ramener à un tarif. La recherche du ROI (retour sur investissement pour ceux qui ne savent pas) ne se résume pas à une compression des coûts. Trouver le bon rapport qualité-prix, selon ses besoins et objectifs, c’est là tout le problème. ». Autant dire qu’il y a du niveau, là.

Quelle conclusion tirer de l’exploitation des rédacteurs web de Madagascar ?

De la situation actuelle, il me vient plusieurs conclusions que je souhaite partager avec vous.

La première, c’est que, clairement, en observant les prix pratiqués dans les pays offshore, le client participe à la pauvreté de Madagascar en commandant au moins cher possible des articles qui nécessitent du temps de travail. Qu’il garde en bouche l’amertume de savoir que celui qui a écrit les mots qu’il va publier n’a pas de quoi manger chaque jour, pas plus que sa famille, et qu’il travaille jusqu’à 70 h par semaine pour tenter de maintenir les siens en vie et en bonne santé. Que le client se pose la question de savoir s’il est proche de ses bénéfices au point de participer à une telle situation humaine. Je ne connais pas ce client, et je ne lui en veux pas. Je pense qu’il ignore comment de tels prix sont possibles et qu’il s’en est réjoui simplement.
À présent, lecteur, tu sais.

La seconde conclusion, c’est que la mauvaise qualité de Madagascar est due aux cadences infernales qu’on impose à ses rédacteurs et à l’exploitation financière qui attire surtout des gens peu formés, mais dans le besoin. Si cela suffit à votre SEO, tant mieux, mais on peut faire mieux, et alimenter les bons réseaux (un peu plus chers) plutôt que de se rendre complice des esclavagistes.

La troisième conclusion, c’est qu’on ne parle pas de la même chose entre un texte de Mada et un texte d’un rédacteur web français qualifié. Il ne faut pas les comparer. Miss SEO Girl, dont j’apprécie beaucoup le blog, l’explique très bien dans son billet sur la tarification Web : écrire un bon papier prend du temps et du savoir-faire, et a donc un coût en lien avec les compétences invoquées à sa réalisation. L’industrialisation de la rédaction n’apportera jamais la qualité de production.

Et pour finir, je comprends que certains contenus valent moins que d’autres, car leur fonction sera de ne servir qu’au SEO et non d’apparaître au lecteur. Je comprends l’intérêt de dépenser peu pour ces contenus sans valeur, mais nom de nom, on ne peut pas demander aux mêmes personnes, et au même prix, de produire le contenu qui sera mis en avant (site, article de blog, fiche produit) ! Il s’agit de votre image, de votre identité, de votre crédibilité ! Les économies que vous faites aujourd’hui sont le chiffre d’affaires qui vous manquera demain ! Faites appel aux bons professionnels pour chaque secteur de votre activité. Un bon texte, c’est de la comm aussi !

 

En résumé :

  • Courage, amis malgaches ! Nous tentons de faire connaître et changer votre situation !
  • Oui, ami client, quand tu payes une misère, tu entretiens la misère !
  • Non, le peuple entier de Mada n’écrit pas mal. Il écrit trop et est insuffisamment payé pour que les gens compétents prennent le temps de bien faire.
  • Non, un texte, de qualité égale à un article français qualifié, produit à Madagascar, ne coûte pas « 2 X moins cher » qu’en France, mais souvent le même prix ou presque.
  • Oui, on peut changer les choses et aider Madagascar en s’assurant que le tarif, un peu plus élevé, revient bien en grande partie au rédacteur et lui permet d’avoir au moins le SMIC par mois pour lui et sa famille. Étonnez vos interlocuteurs des agences malgaches, posez la question. Assurez-vous d’avoir une éthique personnelle qui puisse vous rendre fier de vous comme de votre entreprise. D’ici là, les nouveaux esclavagistes, c’est bien vous…
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13 Commentaires

  1. Vous avez eu plus de chance que nous, David. Des rédacteurs malgaches, on en a pourtant testé des centaines -en les payant bien, cela va sans dire-. Et nous avons à chaque fois été confrontés à un problème de qualité. Entre le manque de vocabulaire, les fautes diverses, des expressions qui ne s’emploient pas chez nous et pour certains, des circonvolutions stylistiques prétentieuses et désuètes dont on se passerait bien. Du coup, nous faisons comme vous, nous ne travaillons plus qu’avec des rédacteurs français qui ont grandi en France et suivi un cursus universitaire en France.

  2. Merci pour cet article audacieux, qui a en tout cas le mérite d’ouvrir le débat.

    Cependant, je partage le point de vue de Sophie, ayant vécu des expériences plus que décevantes, sans pour autant mettre une pression ni sur les prix ni les délais de rédaction.

    Parler d’esclavagisme reste très démagogue, je trouve. L’esclavagisme s’impose sans discussion à l’esclave. Ici, comme vous l’expliquez fort bien par ailleurs, il est question d’un marché ouvert, mais caractérisé par des économies en contraste.

    Là où je vous rejoins, c’est que le marché de la rédaction est trop pingre pour générer la qualité. Mais je dirais que le problème vaut même pour la France. Pour 75 euros, comment voulez-vous produire un contenu brillant ? Rien que le brainstorming préalable à la rédaction vaut cet investissement. D’où un décalage énorme, en France ou en Belgique, entre les tarifs de la rédaction « below the line », comme on dit dans la pub, et les tarifs « above the line », pratiqués par les agences en communication haut de gamme pour produire du contenu émotionnel, séduisant, humoristique, narratif, visuel et surprenant.

    • Vous me permettrez, Jean-Marc, de parler d’esclavagisme, quand je vois des rédacteurs payés moins d’un centime le mot, et qui, à force de labeur, ne tirent de leur travail que de quoi survivre et rien de plus, sans possibilité d’échapper à ce système qui les exploite au plus bas revenu possible.
      Si vous y réfléchissez, voila un moyen détourné de retrouver les esclaves des basses tâches qu’on a connu il y a quelques centaines d’années, et qui manque à nos esclavagistes depuis 1922, avec sa fin au Maroc.
      Payer quelqu’un pour le rendre asservi à une tâche et dont la survie directe dépend de sa satisfaction ne doit pas être distingué de l’esclavagisme si on veut un jour le combattre et s’en émanciper. Et je voulais que les clients de ces plate-formes aient conscience du terrible système qu’ils nourrissent.

  3. Peut être que vous voyez les choses sou un autre angle. Mais les rédacteurs malgaches sont assez réputés pour que les entreprises françaises œuvrant dans l’externalisation à Madagascar ne cessent de s’accroître. Donc, forcément il y des intérêts pour elles de s’investir en sol malgache qu’ailleurs.

  4. Je passe par des rédacteurs freelance à Madagascar qui produisent du contenu de qualité correct. En travaillant à plein temps et en produisant 3000 mots par jours ils touchent 350€ par mois soit 10x le salaire moyen à Madagascar, ils vivent bien et peuvent même se payer le privilège de s’abonner à la fibre optique. Votre article qui nous compare à des maîtres exploitant les exclaves dans les champs de coton est très comique.

    • Le commentaire étant anonyme, je me permets une réponse tout de même pour celui qui a fait l’effort de le laisser. Je crois que vous venez de justifier en quelques mots tout l’intérêt de mon article. Laissez les Malgache dans leur misère et continuez à profiter anonymement de leur besoin de survivre pour payer ces rédacteurs 0,005 cts le mot alors qu’en France, la moyenne est à 0,1. Soit OKLM 20 fois moins. Je réitère donc mon argument que vous profitez vraiment de la misère du monde, à la manière des esclavagistes dans les champs de coton. Et si ça pouvait être gratuit, vous signeriez sans aucun doute des deux mains, Maitre Bob.

  5. …dit il dans ses vêtements tous made in France of course et ses lunettes fabriquées à Morez…
    Sans quoi ce serait participer à l’esclavagisme du peuple chinois et taiwanais….

    Vous qui attachez tant de valeur aux mots, relisez donc la définition de l’esclavagisme….

    En payant 10 fois le salaire moyen malgache à ses rédacteurs, je ne vois pas en quoi Bob participe à l’esclavagisme de ces sauvages incapables d’écrire comme il faut….

    C’est un combat d’arrière garde que vous menez, ça me rappelle il y a trente ans ce qui conspuez les voitures asiatiques (c’était de la merde, ça ne peut pas être bon vu que c’est pas cher)

    Alors sans doute avez vous raison ne participons à l’esclavage, ne commandons pas d’articles chez eux, (même si parfois ils sont très bons) laissons les crever de faim !!!!

    • Et pourquoi ne pas pratiquer le commerce équitable alors, plutôt que de se repaitre de la misère du monde à ses seuls profits ? Un peu plus pour un peu moins de misère, ça me semble plus honnête.

  6. David vous oubliez juste quelques paramètres dans votre raisonnement, je vis dans un de ces pays où les gens galèrent pour faire bouillir la marmite, et croyez moi être rédacteur web (pour ceux qui en ont les capacités) c’est une véritable aubaine économique.

    Bien sûr que non ils n’ont pas le salaire d’un français, mais ils gagnent plus que ce à quoi il pourrait prétendre à diplome universitaire égal…demandez leurs donc si ils se sentent esclaves, ils se considèrent comme nantis.. .

    En fait le fond du problème c’est que ces gens dérangent, ils sont moins chers et grignotent un peu plus chaque jour la part de marché des rédacteurs français…c’est tout simplement une forme de jalousie commerciale…

    Tout comme les chinois ont dérangé les fabricants de fringues français…

    • Eric,
      Il me semble avoir fait un article assez complet sur le sujet montrant que si une part des rédacteurs malgache se satisfait de la situation, ce n’est pas le cas de la majorité. Produire un argument personnel pour contrer un article entier est une malhonnêteté intellectuelle qui ne vous honore pas. Ou alors, vous avez simplement mal lu la description de la situation des rédacteurs malgaches.

  7. Argument personnel ? lequel David, je n’ai en rien parlé de moi sur un plan professionnel, en revanche à priori j’ai mis le doigt sur le point sensible qui vous fait bondir…

    j’ai juste réagi à votre réponse faite à Bob…je vous cite « Laissez les Malgache dans leur misère et continuez à profiter anonymement de leur besoin de survivre ». il les paye 350 € par mois, un bon salaire pour le pays pour 3000 mots par jour…en quoi payer 10 fois le salaire mensuel du pays est il déshonnorable, en quoi c’est profiter de leur misère.

    Pour les 3000 mots jour peut être ? je me rappelle de l’annonce d’un seo français qui jouit d’une certaine réputation qui embauchait un rédacteur en France et demandait 7000 mots jour….alors oui je ne comprends pas votre réaction..

    En ce qui concerne votre article qu’il y ait des négriers, c’est bien évidemment détestable, il y en a dans toutes les économies, mais le problème reste entier, même un freelance malgache libre de tout qui va proposer 1 € les 100 mots sera l’objet de toutes vos foudres…hé hé hé on en a pour son argent !!!, etc etc…

    Malhonnêteté intellectuelle, allons, allons de quel côté est elle…

    • Votre seul argument est que je serai jaloux de cette concurrence commerciale à bas prix. Vous le récidivez. Je trouve ça bas, et à mon sens sans grand intérêt pour le sujet de cet article. Prenez la défense de Bob si vous le souhaitez. Après tout, ce n’est pas ma conscience qui en souffre. Si vous trouvez qu’ils sont assez payé, ma foi, dormez bien.

  8. Oui, le nombre d’agence web et de rédaction à Mada a augmenté ces dernières années. ET ces agences sont pour la plupart gérées par des français. Et quand on sait combien les rédacteurs sont payés dans la plupart de ces agences, on comprend mieux pourquoi les textes sont pleins de fautes. Car, oui, avec 10ar/mot ou 0.002ct/mot, les agences de rédaction n’exigent presque rien car ils savent que les vrais rédacteurs, ceux qui ont de l’expérience et la compétence ne vont pas accepter ce salaire de misère.

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