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Je n’y arrive pas, je n’y arriverai jamais !

Je n’y arrive pas, je n’y arriverai jamais !

Dans le cadre de ma formation, lors du premier contact, il arrive souvent que j’aie une discussion avec les futurs apprenants à propos de leur peur de ne pas réussir à suivre notre enseignement ou à simplement croire qu’ils pourront un jour finir comme moi, ou plus précisément comme l’image qu’ils se font de moi et de mes connaissances.

C’est toujours un moment passionnant à vivre. Non pas que je me moque de la prison dans laquelle ils se sont eux-mêmes placés, mais parce que j’aime participer à les en libérer au travers de cette première discussion.

« Je n’osais pas choisir votre formation, parce que je la pense trop difficile pour moi. J’ai peur de vous décevoir et de me décevoir en échouant. ».

La première question que je pose alors est simple. Êtes-vous mon élève ?

La position de l’élève, ou de l’apprenant, est fondamentale dans notre métier, mais également dans toute chose dans nos vies. Si on part du principe qu’il ne faut pas décevoir, on n’est pas un élève. Un élève se définit par le fait d’essayer et d’essayer encore, à bien faire, jusqu’à y parvenir. Pas question de juger ou sanctionner quelqu’un qui n’y arrive pas, dans le cas du formateur. Comment réussir quelque chose qu’on ne connaît pas encore ?

La première limite est donc celle de vos propres attentes de résultat, avant même d’avoir fait l’expérience de la pratique. À y réfléchir, c’est une forme de folie. Je ne dis pas que j’y échappe à chaque fois, lorsqu’un client nous demande de nous dépasser ou d’aller sur des terrains que nous ne connaissons pas, mais s’il est bienveillant, alors nous tentons le coup, car nous allons sûrement échouer lors des premières versions. S’il attend de nous un résultat parfait du premier coup, il vaut mieux passer son tour, car nous ne sommes plus des élèves, mais des imposteurs.

« J’écris, et je vends mes écrits, mais je ne prétends pas être rédacteur. Vous, vous l’êtes, et moi, je ne fais qu’écrire, et sans doute pas bien. ».

Le syndrôme de l’imposteur est bien connu de ceux qui se lancent dans un nouveau métier, qui plus est en freelance. C’est étonnant, avec un peu de recul, de voir le nombre phénoménal « d’imposteurs » dans notre corps de métier. La faute à un métier mal défini, fait de ramifications et des spécialités, sans réel tronc commun. La faute aussi à la croyance qu’il y a un label « rédacteur web certifié ».

Revenons à l’essentiel, si vous voulez bien. Vous avez un client. Il vous passe une commande. Il est satisfait de votre travail. Où avez-vous été dans l’imposture ?

Le plus important est là, non ? « Faire ce qu’on attend de nous et ne pas décevoir ». Si vous suivez ce simple précepte, vous ne trompez personne, jamais. Et si vous voulez un jour prétendre être rédacteur web professionnel, contentez-vous de ne pas décevoir vos clients pour en gagner toute la légitimité. Parce que c’est ça, le métier. Rien de plus que de savoir répondre aux demandes de vos clients et ne pas les décevoir.

« Je travaille sur des plates-formes. Votre formation est très exigeante, et je n’ai sans doute pas le niveau pour la réussir ».

Je l’entends beaucoup, celle-là, pour finir. On peut penser en effet que notre formation est exigeante, et sans doute elle l’est, parce que j’ai une vraie volonté de transformer la vision du rédacteur apprenant face à ses capacités. Mais je suis un accompagnant, et elle est faite de petits pas. Nous montons, au rythme de l’apprenant, de sa compréhension, de ses prises de conscience, à un niveau pro et conscient de ce métier. Il n’y a pas de magie, mais un voyage.

Et ce voyage commence par « mettre ses chaussures, sa veste, son écharpe. Sortir sur le perron avec son sac à dos. Fermer sa porte et partir dans la rue. Monter dans la voiture et partir vers l’aéroport. Prendre l’avion et atterrir ailleurs. Et s’installer dans cet ailleurs. » Chaque petit pas compte, chaque étape nous amène un nouveau savoir, une nouvelle expérience.

Les principaux freins à la progression de la plupart des gens résident dans le fait de ne pas croire à sa propre évolution. Est-ce qu’aujourd’hui, je peux écrire un livre entier sur le webmarketing ? Non, certainement pas. Mais si je souhaite le faire, combien de petits pas m’y emmèneront ? 10 ? 50 ? 1000 ? Mon évolution fait de moi quelqu’un de différent à chaque instant, car je progresse vers mon but et je deviens une meilleure version de moi-même à chaque pas.

Prenez le temps, ayez la patience, et la tolérance, de vous mettre en chemin. Soyez bienveillant avec vous-même lorsque vous tentez des choses nouvelles, et soyez le plus possible dans la position de l’élève, avec son droit à l’erreur et sa volonté de réussir. Si vous savez faire cela, vous venez d’abolir la plus grande partie des limitations de votre vie.

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